Compte rendu
Plounéour Brignogan Plages

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Plounéour-Trez : une finale au zénith :
Maxime Cam plébiscité par un public record

Ludovic Poilvet est un vrai paysan. Il sait d’où il vient, qui il est. Ses propos sur le podium l’honorent. Et sa gêne était visible de voir Maxime Cam, dépouillé de sa tunique Or, avant de la revêtir, conformément au sacro-saint règlement. Et puis, à la réflexion, il a dû se dire que ce maillot, il ne l’avait pas volé. Un règlement doit être respecté. L’an dernier d’ailleurs, une courte maladie, cause d’une absence, l’avait peut-être privé d’un premier couronnement. Dès Henvic et sa première victoire, l’aîné des Cam savait que pour être élu au palmarès de la Ronde, il devait participer à cinq des six épreuves. Il ne pourra satisfaire à cette exigence. Mais ses quatre apparitions sur la Ronde seront autant de coups d’éclat. Ses victoires à Henvic, Coatélan-Plougonven, et hier à Plounéour-Trez enrichissent autant le palmarès de la Ronde que le sien. Dans cette production de superstar, sa deuxième place à Pencran, derrière David Chopin, apparaît presque que comme un bémol.
D’emblée, Maxime Cam met sa griffe sur l’épreuve 
Jean André, Marie-Françoise Marhic, les co-présidents, et Jean-Paul Favé, le trésorier, qui recevait à domicile, éprouvèrent le même frisson en effectuant un tour de reconnaissance sur ce circuit de 2, 8 km qui flirtait avec une mer qui brasillait sous le soleil. Mais cette fois, la séduction de la plage fut vaine. Le public, amassé sur plusieurs rangs, avait choisi la Ronde. La noce n’eut jamais autant de convives. C’est le gage de beaux retours pour les éditions prochaines.
Qu’arrive-t-il donc à Fabien Schmidt ? Il rate toujours la bonne échappée. On croirait qu’il le fait exprès, ce qui n’est bien sûr pas le cas. Et pourtant sa forme est indiscutable, comme le démontre son récital dans le dernier tiers de la course, quand il combla en moins de trois tours un débours de plus d’une minute sur le groupe de tête. Quand le drapeau fut baissé et que sous la houlette de Maxime Cam, une avant-garde de 17 coureurs s’est formée, Fabien était absent, contrairement à Nicolas, son frère, qui le devancera d’une place à l’arrivée. On devinait sa rage, quand on l’apercevait, menant un peloton dans lequel Nicolas David, un autre battu, paraissait esseulé. Egalement piégé, Piotr Zielinski n’apparaissait pas au mieux de sa condition. Quand il réussit à s’extraire du marécage, en compagnie de Fabien Schmidt, il ne fut pas en mesure de poursuivre son effort.   
Le paraphe final de Maxim Cam
Oublions donc la faillite des garçons précités et reportons-nous à l’avant-scène, puisque c’est là que s’est jouée la pièce. Quand Maxime Cam les laissait faire,  les Poilvet, Chopin, ou Mathieu Halléguen cherchaient des points supplémentaires lors des rendez-vous « grimpeurs » ou animateurs ». Rapiteau, défendait son maillot des « espoirs », Maël Boivin rappelait son excellente prestation de l’édition 2016. Jean-Louis Le Ny se tenait à la proue du combat, tentait vainement la belle. Quant à Ewen Fernandez, le « roller », il nous a  émerveillés par sa vista dans les sprints et sa constance aux avant-postes.
Il restait une dizaine de tours à accomplir quand Maxime Cam jugea bon de faire un premier écrémage. Jeannès, Fernandez, Le Ny, Boivin, Loreau et Nicolas Schmidt purent seuls l’accompagner. Les trois derniers céderont sur son deuxième coup de force. Déjà Ludovic Poilvet, qui avait solidement engrangé, ou David Chopin, qui avoue une forme oscillante, avaient été distancés.
La montée finale du circuit de Plounéour-Trez abolit le hasard. Ce ne fut pas un sprint, mais le paraphe final de Maxime Cam. Mathieu Jeannès, Ewen Fernandez et Jean-Louis Le Ny ne pouvaient qu’être heureux de finir dans son sillage.
DK

Challenge Harmonie Mutuelle : naissance d’une étoile ?
Nous ne voulons pas occulter la brillante victoire de Lucas Segui (AC Tréguncoise) au classement final du Challenge Harmonie Mutuelle. La soirée des Trophées lui rendra hommage, ainsi qu’aux autres lauréats. Mais nous voulons saluer la victoire d’un cadet, issu d’une lignée de champions : Ewen Simon (CC Bourg-Blanc). Le frère de son grand-père, Jean-Louis Simon fut l’un des meilleurs amateurs français au sein du VC 12ème, son grand-père François se distingua sur le plan régional, quant à Stéphane, le vainqueur de La ronde 1999, il est doté d’un riche palmarès, qui comprend notamment l’Esssor Breton, en l’an 2000. Bon sang ne saurait mentir ! Assistons-nous à la naissance d’une étoile ?
DK