Compte Rendu
Coatelan/Plougonven

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A Coatélan-Plougonven : Invincible Maxime Cam

L’obligation de disputer cinq épreuves privera Maxime Cam de tirer profit de la tunique « or » de la Ronde. Il n’en demeure pas moins qu’il en restera le vainqueur moral. Vainqueur à Henvic, second à Pencran, sa seconde victoire à Coatélan-Plougonven possède l’éclat du diamant. Elle honore les organisateurs qui devront peut-être assouplir le règlement en 2018. Aidé par une puissante équipe Côtes-d’Armor-Marie Morin, Maxime Cam, dès qu’il a pointé son nez, lors du premier « animateur » a démontré ses ambitions. A l’approche du premier « grimpeur », la course prenait déjà une tournure définitive. Maxime Cam entraînait dans son sillage son coéquipier Stuart Balfour. Nicolas David (Creuse Oxygène) et Mathieu Jeannès (Saint-Etienne Loire) complétaient le quatuor.
Derrière les échappés, Les « Côtes d’Armor Marie Morin faisaient bonne garde. Certes Fabien Schmidt tenta un instant de s’extraire seul du peloton, se rappelant sans doute la course d’Henvic, où il rejoignit ainsi Maxime Cam et termina à la deuxième place. Mais avait-il récupéré des efforts qu’il avait produits lors de « l’Estivale » sur des parcours très exigeants ? Il renonça vite, craignant de mettre en péril ses partenaires. Stuart Balfour, le vainqueur de Tréflez, rentra dans le rang avant le dernier tiers de l’épreuve. Il est vrai que le niveau des concurrents de Coatélan était d’une autre envergure. L’avance des trois hommes de tête ne semblait pourtant pas définitive. Elle ne dépassa guère la minute (1’10). Elle se réduisit même à 23’’, sous l’action du VC Lorient, et de Piotr Zielinski, son chef de file. Mais les « Côtes-d’Armor-Marie Morin » freinèrent des quatre sabots et le trio s’envola dans le final.
Mathieu Jeannès, après deux ans où il pigea aux Amériques dans une modeste équipe professionnelle, est revenu au doux pays de France, à Saint-Etienne, où notre voyageur se réjouit de découvrir une nouvelle région. Il avoue qu’il n’a jamais pensé que Maxime Cam pouvait être battu. Et l’ancien et peut-être (il le mérite) futur professionnel de 25 ans, à 1200 mètres de l’arrivée, se lança dans la courte descente qui précède l’ultime côte du circuit. Ce fut suffisant pour affirmer sa supériorité. Ce fut sans doute aussi cruel pour Nicolas David, deuxième, et qu’un grand quotidien régional avait encensé tout au long de la semaine. Mais Maxime Cam était trop fort.
Nous n’avons pas évoqué le nom de Ludovic Poilvet. Sa huitième place consacre une régularité qui doit trouver sa récompense à Plounéour-Trez. On l’attendait à la banderole du « grimpeur ». Un quatuor en décida autrement. Quant à Julien Jégou (4ème) et Fabien Schmidt (5ème)), ils parachevaient l’éclatante démonstration d’une formation costarmoricaine qui a fait de la Ronde Finistérienne son jardin. Et Coatélan, c’est le plus beau des jardins, un village préservé à l’écart des fureurs du monde. Au déclin du jour, nous avons fermé les yeux. Et la gare s’est mise à revivre. Nous avons entendu le sifflet assourdi d’un train, le bourdonnement de la vapeur. Coatélan est magique. Peut-être reviendrons-nous l’an prochain ?
DK