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Assemblée Générale à 18 h 00 et Soirée des Trophées à 19 h 30
Vendredi 11 octobre à PLOUGONVEN

Calendrier Ronde Finistérienne 2019
La Ronde Finistérienne est une épreuve ouverte aux coureurs de 1°, 2° et 3° Cat, Juniors et Pass Cyclisme Open

Dimanche 5 Mai LE DRENNEC
Cadets - " Souvenir Marcel MAZE " - 16 h 30 - 10 tours x 5 km = 50 km

Dimanche 30 Juin LOPERHET
Cadets - 13 h 45 - 12 tours x4,5 km = 54 km
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 15 h 30 -22 tours x 4,5 km = 99 km

Jeudi 18 Juillet MORLAIX
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 20 h 15 - 65 tours x 1,3 km = 84, 5 km

Dimanche 21 juillet GUISSENY
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 15 h 30 - 16 tours x 6,3 km = 100,8 km

Dimanche 28 juillet SAINT JACQUES GUICLAN
Championnat de Bretagne du Monde Agricole - 14 h 15 - 10 tours x 5 = 50 km
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 16 h 30 - 20 tours x 5 = 100 km

Jeudi 15 août PLOUNEOUR-BRIGNOGAN-PLAGES
Cadets - 13 h 45 - 20 tours x 2,8 = 56 km
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 15 h 30 - 36 tours x 2,8 = 100,8 km

Dimanche 18 août COATELAN/PLOUGONVEN
Cadets - 13 h 45 - 12 tours x 4,6 = 52,2 km
Seniors 1, 2 , 3, J et PC open - 15 h 30 - 22 tours x 4,6 = 101,2 km

Eloge d’Alain Podeur

Nous étions en septembre. Nous avions vécu un week-end cycliste qui nous semblait chargé de promesses. En deux matinées, nous avions parcouru plus de deux cents kilomètres. Alain était radieux. Il se sentait en net regain de forme. « C’est une victoire, elle mérite un bouquet, mais tu m’as un peu malmené dans les côtes » me confia-t-il. Hélas, les roses de l’automne fanent trop vite. Une semaine ne s’était pas écoulée que le résultat des analyses tombait, cruel, impitoyable. Il avait un cancer. Il ne pourrait pas guérir. Il aurait dû subir la prise de sang avant l’été. Mais il ne voulait pas gâcher les vacances d’Héloïse et de Valentin, les enfants de Christophe et de Christine, la voix qu’il écoutait quand il refusait d’entendre toutes les autres. Alain adorait ses petits-enfants. Il avait un grand besoin d’être aimé et il savait aimer. Sa tendresse se traduisait en cercles qui n’étaient pas distants les uns des autres, mais se croisaient, se rejoignaient. La famille, ses nombreux amis du cyclisme, ceux des chemins de fer constituaient un univers dans lequel il apportait sa volonté, son talent et cette générosité dont ceux qui sont réunis ici peuvent en apporter le témoignage. C’est grâce à ce don de soi qu’il a pu faire face aux malheurs qui ont bouleversé sa vie et celle de Marie-Françoise, admirable épouse, qui l’a assisté jusqu’au bout, avec un dévouement et un amour exemplaire. Je n’insisterai pas sur les épreuves que le couple a traversées. La peine d’aujourd’hui est déjà assez grande et se suffit à elle-même.
A l’issue des études secondaires au Collège Saint-François de Lesneven, Alain réussit un bac classique, très difficile à l’époque. Il excella en grec et en latin, découvrit la poésie et s’enthousiasma pour les poètes de la Pléiade, Ronsard et Du Bellay. Lui-même composa des poèmes de bonne qualité, dans la ligne des anciens. Ce bon parcours scolaire ne lui enleva pas sa modestie. Il resta toujours le fils d’un tailleur de pierre habile qui construisit de ses mains la maison de Plounéour-Trez et d’une couturière courtisée par tout le voisinage. Il resta aussi le frère de Jo, de René, et de la jeune Françoise, dont le caractère ressemble au sien. Tout au long de nos sorties, il égrena jour après jour leurs qualités. Il associait à eux les frères de Marie-Françoise. Je n’ai pas évoqué les épouses, les compagnons, les neveux et les nièces. Le cœur d’Alain était suffisamment grand pour les englober tous.
Dans d’autres temps, Alain aurait mérité d’accéder aux études supérieures. Il en avait les moyens intellectuels. Il entra à la SNCF, à Rennes, en 1965, se révéla un comptable précis, exigeant. Son parcours exemplaire fut couronné par la nomination au poste de chef de bureau obtenue après un concours qu’il avait préparé avec son acharnement habituel. La SNCF, c’était aussi et encore le vélo. Il fut régulièrement le meilleur représentant de l’Ouest dans le Championnat National des Cheminots. En 1965, il brilla sur les monts du Circuit du Tannelwald à Mulhouse, se classant finalement cinquième. En 1980, la course avait lieu autour de Brest, sur la côte-nord. Il était le favori. Il n’en dormit pas les deux nuits précédant l’événement. Sur un circuit pas assez montueux pour lui, il se contenta de la 15ème place. Premier de l’ouest pourtant, il regrettait de n’avoir pu combler l’attente de ses camarades de la CGT.
En 1975, il rejoignait Brest. Il quittait en même temps le VC Rennais, où il s’était illustré et avait obtenu quelques victoires probantes, pour rejoindre le VSL Lesnevien. A plusieurs reprises, il remporta le titre de premier senior du club. En 1983 et 1984, il fut déclaré vainqueur du Prestige Finistérien. Dans le florilège de ses victoires, mettons en exergue son envolée dans la côte de Brendaouez, à Guissény. 
A l’image de ses deux amis, Marcel et Noël, deux excellents coureurs régionaux, il profitait de l’hiver pour pratiquer le football. Il évoluait au sein des Mouettes de Plounéour-Trez. Mais quelle affaire, le jour où le demi-défensif apparut sous le maillot de Kerlouan ! Il avait une excuse, il était amoureux de Marie-Françoise, la « plus belle fille de la commune rivale » nous a-t-il confié. Elle devint sa femme.
La retraite du pratiquant venue, Alain s’est mis au service des organisateurs. Dans ce nouveau rôle, son zèle et son attitude intraitable ont fait l’unanimité. La Ronde Finistérienne, Le tour du Pays de Lesneven-Côte des Légendes, la Routière, les cyclo-cross de Lanarvily et de Kerlouan bénéficièrent de son dévouement. Tous les coureurs l’appréciaient, hors ceux qui cherchaient à contourner le règlement. 
Alain était un battant, dans le sport et dans la vie. Au-delà de l’immense tristesse, il lègue à tous le souvenir d’une vie édifiante. Sa taille n’était pas grande, mais dans l’adversité comme dans l’amitié, Alain possédait l’étoffe d’un géant.
Je ne voulais pas évoquer le souvenir d’Yves. A chaque fois que tu entendais ce nom, tu pleurais. Je voulais que cessent tes larmes. Et puis, j’ai relu un poème d’Aragon : la Rose et le Réséda. Il commence par ces vers :
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n’y croyait pas
Toi, tu y croyais. J’émettais des doutes. Tu avais la foi du charbonnier. Je choisis aujourd’hui de te donner raison. Yves, ton fils, t’ouvrira les portes du paradis.

la mascotte
le bureau