Marie Jo Pichon

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Marie-Jo Pichon : C’est long l’hiver, sans la Ronde

Ah que l’hiver lui est apparu bien long ! La nature est endormie, ne réclame pas ses soins. Il y a les mots croisés, mais c’est insuffisant. Il y a bien sûr des cyclo-cross, mais elle n’aime guère patauger dans la boue. « Je m’ennuie » soupire Marie-Jo Pichon. Mais l’été est là, et dimanche, Loperhet, une étape inédite, lancera la Ronde Finistérienne 2018. Pour Marie-Jo, c’est une résurrection.
Marie-Jo Pichon est venue tardivement au vélo, en l’an 2000, quand Élodie, la plus jeune de ses enfants, signa une licence au VS Lesnevien. Elodie s’illustra surtout sur la piste, qu’elle préférait à la route. Travaillant dans une ferme biologique, à Saint-Frégant, elle a quitté la compétition tout en restant impliquée dans le cyclisme. Élodie, BS1 et BS2 en poche, officie désormais sur les podiums de l’EC Landerneau. L’exemple de sa maman, commissaire et juge régional, également au club de la Lune, ne peut être étranger à ce parcours. Pendant quinze saisons, auprès de madame Michau, au VSL, elle se dévoua chaque mercredi après-midi, pour faire vivre l’école de cyclisme. Elle y acquit de la compétence, se révéla une femme pleine de ressources, qui galvanisa les élèves et entretint de bonnes relations avec les parents. Cet  apprentissage l’encouragea, il y a deux ans, à solliciter son entrée au sein de la Ronde Finistérienne. Pour elle, ce fut un bonheur, il ne s’est pas démenti. Elle en remercie Jean André, le co-président.
« Je suis la course dans une voiture. Mon rôle est de noter les doublés, de les faire descendre éventuellement, et d’en faire un compte-rendu à l’issue de l’épreuve. C’est une tâche qui m’intéresse. Mais mon bonheur commence à 11 heures 30, dès mon arrivée. Nous déjeunons ensemble. La convivialité est parfaite. Il n’y a pas de clan. Je crois que l’atmosphère de la Ronde est idéale. Quand vient le soir, j’éprouve un peu de nostalgie, en disant au revoir à mes amis. Mais j’ai mes moutons, mes biquettes et mes canards qui m’attendent. Je ne peux pas les abandonner trop longtemps… »
Telle est cette « jeune femme » de 71 ans, qui a découvert en la Ronde un merveilleux baume qui guérit agréablement sa solitude. La Ronde Finistérienne sert aussi à cela.
Daniel Kerh