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A Henvic, le Challenge Jean-Yves Quéguiner ouvre la Ronde Finistérienne 2017

Dès l’aube, en ce mardi qui précède la course, Daniel Quéguiner était déjà sur le Circuit des Deux Ponts, le préparant avec sa ferveur habituelle. Le président des Amis du Vélo d’Henvic se défend d’être un solitaire dans une commune où il se sent soutenu : « Je ne manque jamais de bénévoles pour m’aider à poser des barrières et assurer la maintenance. Christophe Micheau, le maire, nous écoute. Et surtout, Marie-Pierre Guivarch, l’adjointe à la vie locale, est une associée performante. Bien sûr, je regrette que mon frère Jean-Yves nous ait quittés. C’était mon bras droit lors des premières épreuves, qui n’appartenaient pas encore à la Ronde. Il était à mes côtés en 1995 quand nous avons organisé la finale du Trophée régional de cyclo-cross. C’est une consolation de voir que l’épreuve de dimanche inscrit en exergue : Challenge Jean-Yves Quéguiner. Il me reste un frère, Jean-Michel, qui fut retenu pour le Grand prix de France et n’a pas exploité la totalité de ses dons de coureur. Il m’apporte un concours précieux, même si sa discrétion le cantonne dans l’ombre. Comment ne pas croire en l’avenir du cyclisme à Henvic, avec autant de bonnes volontés ? »
Mon meilleur souvenir : la victoire de David Gaudu, en 2015
Pour Daniel, speaker recherché par les organisateurs, et notamment les responsables des courses morbihannaises –il commentait Manche-Océan, le dernier dimanche-  les bons souvenirs des épreuves henvicoises se comptent par brassées. Il en extrait la victoire de David Gaudu, en 2015, David qui était encore sixième l’an dernier. Daniel Quéguiner est désormais suspendu aux exploits du vainqueur du Tour de l’Avenir et de la Course de la Paix. David Gaudu rivalise désormais avec les Quintana et Contador en montagne : « Le Circuit des Deux Ponts n’est pas d’emblée le terrain qui favorise des grimpeurs. Mais il exige d’incessantes relances, il abrite peu du vent, les participants le jugent terriblement usant  » souligne Daniel.
Le retour de Maxime Cam
Au courrier du lundi, Daniel Quéguiner s’est réjoui en dépouillant les bulletins d’engagement, une bonne quarantaine. Parmi eux, il notait celui de Maxime Cam : « A 18 ans, il était deuxième derrière Stéphane Ravaleu, en 2011. A seulement 24 ans, Maxime qui vient d’épingler le Bousquet et l’Essor Breton mériterait bien d’avoir une nouvelle chance chez les professionnels. Quant à Thibaut Guernalec et Alain Riou, qui seront de la fête, je les vois franchir le Rubicon. Mais bien entendu, quand notre liste de partants sera encore plus étoffée, nous évoquerons ces prétendants et beaucoup d’autres à la victoire pour ce premier acte d’une Ronde qui s’annonce déjà très convoitée.
Daniel avait à peine fini ces mots qu’il avait repris son poste sur le circuit. Le vélo, c’est sa vie !
DK