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Dimanche, deuxième étape de la Ronde, à Tréflez :
Jean-Louis Bodennec, l’orfèvre d’un triangle d’or

Jean-Louis Bodennec est un amoureux du cyclisme, mais un amoureux exigeant. Le goal des Gâs de Plouider a choisi définitivement le vélo, quand ses partenaires l’ont déçu : « Je jouais dans la deuxième ou la troisième équipe, mais je m’efforçais de me présenter sur le terrain au meilleur de ma condition physique. Ce qui n’était pas le cas de trop de joueurs » Ainsi Jean-Louis, qui avait découvert le cyclotourisme vers ses 19 ans, a pris sa première licence de quatrième catégorie au VS Lesnevien. Il accédera à la troisième. Souvent classé, Jean-Louis Bodennec cite parmi ses bons souvenirs de compétiteur ses troisièmes places à Santec et à Porsguen. Pourtant son poste de technico-commercial, au sein de la SERA 3000 , ne facilitait pas ses entraînements. Pendant 38 ans, au sein de cette société, il vendit un nombre considérable de tracteurs « Massey Fergusson ».
La vocation de Jean-Louis Bodennec était sans aucun doute la formation et l’encadrement des jeunes. Rapidement, il réussit ses diplômes d’entraîneur au CREPS de Dinan. Pendant cinq ans, il managea, avec succès, l’équipe des juniors du VS Lesnevien. Mais à la tête du club, l’ambitieux André Quillec avait succédé à Antoine Louarn. Quillec était un autocrate qui ne laissait aucune marge de manœuvre à son entourage. Jean-Louis Bodennec, ne supportant plus cette pesanteur, rejoignit alors le VS Drennec. Il demeure la cheville ouvrière de la Routière, l’épreuve phare du club.
Tréflez : le chainon manquant du Triangle d’or
Si le Drennec possède la Routière, l’Amicale cycliste de Goulven-Tréflez-Plouider organise un brevet renommé, chaque 15 août, depuis 30 ans, le club ayant 33 ans d’âge. Jean-Louis en a pris la présidence depuis 8 ans. Pendant cette période, l’effectif est passé de 25 à 67 licenciés. Tout allait bien dans cette association des trois communes, sauf l’absence d’une épreuve de référence à Tréflez. Il prit langue avec Jean Elégoet, le premier adjoint de Tréflez, avec lequel il entretenait de bonnes relations. Ils allaient créer une course cycliste, sous l’égide du club de pétanque. Et pourquoi pas au sein de la Ronde Finistérienne, puisque Jean-Louis vit cinq mois de l’année, à Plounéour-Trez-Brignogan, dans le fief de Jean-Paul Favé, le trésorier de l’organisation ? Avec celui-ci, l’entente aussi était cordiale.

A la mémoire de Jean-Paul Ansonneur
Cette semaine, Jean-Louis Bodennec aurait-il le temps de réparer bénévolement deux ou trois vélos, selon son habitude ? Ce qui est sûr, c’est que dimanche il pourra compter sur 40 autres bénévoles… Le challenge Jean-Paul Ansonneur, ce bon coureur régional, disparu il y a une dizaine d’années, avait inscrit quelques belles victoires à son actif, dont celle de Commana. Que dans le cadre de la Ronde Finistérienne son nom soit mis à l’honneur en est une autre. Parions que sous son auspice, avec l’enthousiasme qu’elle suscite chez tous ceux qui aident à sa réussite, la course sera belle ! « Sur les 4,8 km du parcours, il n’y pas de grosses difficultés. Mais le faux-plat, situé à 1 km de l’arrivée, lamine les énergies. Et si le vent de nord-ouest s’en mêle, l’épreuve peut prendre une vilaine tournure… » achève Jean-Louis Bodennec.
Daniel Kerh