Rétrospectives

Yoann David danse la ronde pour ses vingt ans

« Allo ? Ah, c’est vous Yoann, merci de m’avoir rappelé ! Je vais vous expliquer en deux minutes ce qui m’amène ».

« Aucun problème, Alain ! Si mon club, le VC Rouen, ne m’oblige pas à m’aligner sur une autre épreuve ce jour-là, je te certifie que tu me verras à Plounéour-Trez le 15 Aout pour les 40 ans de la Ronde ».

« Je vous en suis très reconnaissant, mon grand gaillard ! Une petite question, si vous le voulez bien ! Vous avez été lauréat sur la Ronde, certes, mais en quelle année, je vous prie ? ».

« Voyons, Alain ! Ce succès restera à tout jamais gravé dans ma mémoire, c’était en 2006, l’année de mes vingt ans ! ». Et paf ! Je ne résistais pas au plaisir de fredonner « On n’a pas tous les jours vingt ans/çà nous arrive une fois seulement/Ce jour-là passe hélas trop vite/C’est pourquoi faut qu’on en profite… ». La voix grave de Yoann me ramena dans la conversation « Je peux même te dire que Daniel Smith, l’Anglais à l’éternel sourire, finissait second et Jacques Kerneis complétait le podium ».

« Nous sommes en 2012, mon cher Yoann, une année paire que je sache ! Et donc… ».

Mon longiligne Quimpérois se mit à sourire avant d’enchainer, sûr de sa réponse « Alors là, je te vois venir avec tes petites (Pardon, Alain, cela m’est sorti comme çà) godasses cyclistes ! Tu fais allusion, certainement, à Henvic et à son magnifique Circuit des Deux Ponts qui me réussit si bien, j’y ai triomphé en 2006, 2008 et 2010 ».

« Vous êtes d’une perspicacité à nulle autre pareille ! Et combien de succès depuis vos débuts ? Je suis tout ouïe !  ».

« Depuis quelque temps, j’ai un soupçon de laxisme dans mon pointage mais je ne dois pas être loin de la vérité en déclarant environ cent vingt. Le Grand Prix de Fougères, remporté en 2011 devant le gratin des 1ères Catégories, m’avait réchauffé le cœur car j’avais puisé dans mes réserves pour l’emporter avec la manière ». Exact ! Notre François Larvor national assistait à ce triomphe et, subjugué par le panache, il m’en avait parlé en termes élogieux.

« Certains coureurs, lors de vos passages sur la Ronde, vous ont-ils marqué plus que d’autres ?

« Sur la Ronde 2006, je peux t’assurer que Jacques Kerneis m’en a fait baver, il ne lâchait jamais le morceau ! Autrement, lorsqu’on se retrouvait ensemble sur certaines étapes, Anthony Vignes et mon frangin Nicolas ne laissaient pas leur part aux chiens pour chahuter et déconner, Kerneis aussi mais…avant le départ ! ».

« Êtes-vous mauvais perdant, Yoann ? », glissais-je malicieusement. La réponse arriva bien plus vite qu’un carreau réussi à la pétanque par Jean-Luc Schwarzy, notre orfèvre en la matière :

« Ouais ! Je n’aime pas perdre ! Quand je prends le départ d’une course, c’est pour la gagner ».

« Surveillez-vous régulièrement votre poids, vous êtes presque aussi affûté que notre Marcel de la Ronde ? ».

« Oh oui ! En ce moment, je pèse 72,5kg pour 1,91m ! Je maîtrise, Alain, même quand je prends 10 kg l’hiver ! ». « Quelle injustice ! », pleurnichais-je « J’ai 3kg à perdre depuis quatre ans, je n’y arrive pas, crotte et zut ! ».

« Avez-vous des passe-temps favoris ? ».

« Entre les courses et les séances d’entrainement, j’adore flâner avec mon amie et sortir avec les copains. Comme je suis un bon vivant, je ne résiste pas à l’envie, à la fin d’un repas d’anniversaire par exemple, d’entonner avec vigueur un couplet qui m’est cher « C’est à Henvic le onze Juillet/Que notr’ feuill’ton a démarré/A deux pas de la Baie d’Morlaix/Merveille du Monde/Yoann David faisant premier/Régis Geffroy fort contrarié/Sortit son mouchoir de Cholet/C’était la RON…ON…DE ». 

Alain Podeur membre du bureau de la Ronde 

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