Rétrospectives

La maestria de Roland Thomin

« Le 15 aout à Plounéour-Trez ? Pour des retrouvailles avec les anciens lauréats, à l’occasion des 40 ans de la Ronde, c’est bien çà ? Et moi, c’est coïncident, j’en aurai 35  le lendemain ! Tu peux me rajouter sur ta liste, je serai là ».

« Merci Roland ! Je n’avais pas douté une seconde de votre présence. Mais, au fait, que devenez-vous ? ».

« Je suis responsable du réseau Cyclexperts à Quimper où je suis propriétaire de deux magasins et j’en possède également un à Lyon et l’autre à Annemasse » répondit avec sa bonhommie coutumière celui qui commença sa brillante carrière de coureur au VC Plouzané.

« Sans vouloir faire de jeu de mots, mon cher Roland, vous vous êtes bien recyclé, dîtes donc ! Vous vous souvenez certainement de votre victoire incontestée et incontestable sur la Ronde en… »

« 2002 ! » Coupa le natif de Ploumoguer en rajoutant aussitôt «  12 étapes étaient à disputer, j’avais remporté la 3ème à Henvic devant Perrig Quéméneur et Stéphane Simon ainsi que la 9ème à Plouhinec, Lionel Lubin finissait 2ème et Yann Vigouroux 3ème. Tu as vu, l’Ancien, si j’ai de la mémoire ! Je peux même te dire que Lubin et Yannick Flochlay complétaient le podium et le maillot Animateur, c’était pour qui, tu crois ? Pour ma pomme ! Cerise sur le gâteau, tout cela se passait chez moi à Ploumoguer où je me suis mis deux étapes dans mon escarcelle, en 2001 et 2004 ».

« Je ne peux que louer votre excellente mémoire, Roland, continuons dans ce domaine, voulez-vous ? Combien de victoires peut-on trouver dans vos albums à souvenirs ? Bien plus, je présume, que le nombre de carreaux réalisés au cours d’une saison complète par notre licencié ès pétanque, le Président Favé en personne ! ».

« Environ 80 ! Oh, là, là ! Je me revois dix ans en arrière, en septembre 2002, remportant le Critérium des As à La Chapelle des Fougeretz, en Ille-et-Vilaine. Cette superbe épreuve, aujourd’hui défunte hélas, marquait la fin de la saison cycliste en Bretagne pour les courses estampillées Elite ».

« Tout au long de vos Rondes successives, un coureur vous impressionnait-il plus qu’un autre ? ». La réponse fusa aussi rapidement que les côtes de porc retournées sur le barbecue par Schwarzy, notre inégalable cuistot :

« A mon humble avis, le ligérien Frédéric Delalande se dégageait de la masse, il était grand par la taille (pardon Alain !) Mais aussi par le talent ».

« A part vous, Roland, d’autres joyeux drilles animaient-ils les troisièmes mi-temps ? ».

« Je citerai, sans hésitation aucune, Lionel Le Han et Christophe Berland ! Moi qui tremblais à l’école, dans ma jeunesse, le jour des cours de chant, j’avais retrouvé, au contact de ces lascars, le plaisir d’en pousser une et, parfois même, je m’improvisais chef de chœur ! Et quand je fête mon anniversaire avec le pote Cyrille Massé, lui est du 12 aout, moi du 16, ha ! Que je t’envoie du Johnny ce soir-là surtout si, après trois semaines à Annemasse, le mal du pays m’envahit « Pour moi la vie va commencer/En revenant dans ce pays/Là où le soleil et le vent/Là où mes amis, mes parents/Avaient gardé mon cœur d’enfant ». « Allo Alain ? Tu as remarqué ? Le trac, c’est terminé ! ».

« Vous regardez-vous souvent dans la glace à la recherche d’un quelconque soupçon d’embonpoint ? ».

« Bof, ben, un peu quand même ! J’ai eu fait 77 kg, aujourd’hui je pèse 84 kg qui se répartissent harmonieusement car, avec mon 1,82 m, je suis à ranger dans la catégorie des Grands (oh ! Excuse-moi, Alain, quel sot suis-je !). Je pédale toujours un peu mais je vais augmenter la distance et la cadence pour être fin prêt le 15 aout. Je monterai si vite la côte de Peleuz qu’on me prendra pour un ORNI (objet roulant non identifié). Salut, Alain ! Bye ! Bye ! ».

Alain Podeur membre du bureau de la Ronde

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